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    Engranger des données pour mieux anticiper – 
D-ICE aux côtés du team voile Maître CoQ

    Le Vendée Globe, un tour du monde en solitaire et sans escale… A course XXL, partenariat d’exception !

    Par l’intermédiaire de l’ingénieur du team, Antoine Connan, le skipper de Maître COQ a rencontré les équipes de D-ICE qui l’accompagnent désormais, en lien avec Christian Dumard, sur sa préparation météo mais pas que… Une connaissance, la plus juste possible, pour mieux anticiper !

    Cette start-up nantaise lancée en 2015, utilise les données historiques du centre européen de météorologie pour lancer de très nombreux routages sur le parcours du vendée globe, sur les 20 dernières années. Grâce à des outils développés en interne (SATORI), D-ICE est en capacité de fournir à Yannick des données statistiques, des probabilités sur le type de scénarii qui vont se présenter sur telle ou telle tranche du parcours. Ces éléments précieux vont aider Yannick en amont du départ à prendre des décisions stratégiques, quant au matériel embarqué : type de voiles, quantité de nourriture etc…

    Et pendant la course à optimiser sa route sur la base desdites statistiques à partir d’un logiciel embarqué.

     

    Comment travaillez-vous en amont du Vendée Globe avec le team voile Maître CoQ ?
    Maxime Dupuy, responsable routage chez D-ICE : “Nous fournissons à Yannick et son équipe des études de routages statistiques pour préparer son tour du monde. Nous avons lancé un grand nombre de routages avec des données météorologiques ré-analysées qui sont de très bonne qualité. Ensuite, nous mettons en place une visualisation dynamique permettant à l’équipe d’analyser toutes ces routes optimales et ainsi comprendre les conditions que le skipper rencontrera, les voiles utilisées, les croisements entre différentes données environnementales (vent & vagues par exemple), ou l’impact d’une configuration de calcul sur les performances du routage (pourcentage de polaires, pénalités de manœuvres …). Yannick peut ainsi préparer sa course, et faire des choix stratégiques tels que le choix des voiles à embarquer.”

    Et pendant le tour du monde ?
    Yannick Bestaven : “Il y a un volet R&D dans notre collaboration avec D-ICE. Ils développent une solution d’aide à la décision pour ma navigation pendant le Vendée Globe comme Feu les Pilot Charts, qu’utilisait notamment celui qui m’a donné ma chance il y a quelques années, Yves Parlier.  Il s’agissait de cartes contenant des données statistiques mensuelles comme par exemple la force et direction du vent et la hauteur des vagues.Dans ce projet, l’idée est d’aller scanner une base de donnée de routes optimales calculées en amont, et, à partir des données de la centrale du navire, d’observer celles qui rencontrent des conditions similaires au bateau, à la même position. De là, l’analyse permet d’évaluer les tendances, et avoir un deuxième avis quant à la meilleure route à suivre.Aucune interaction extérieure bien évidemment puisque strictement interdite par le règlement du Vendée Globe et plus largement de la Classe IMOCA.”

    Ne dit-on pas homme avisé en vaut deux ?  Résultat : deuxième quinzaine de janvier 2021… ☺