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  • BD Test90 Maitre COQ V BD8

    Test de jauge à 90° effectué !



    Comme tout IMOCA, Maître CoQ V doit répondre à certaines règles édictées par la classe qui gère les monocoques 60 pieds. Ces règles peuvent avoir plusieurs objectifs : maîtriser les budgets, assurer une certaine équité entre les différents bateaux et surtout garantir des critères de sécurité efficaces tant pour les bateaux que pour les skippers qui les pilotent. Parmi les choses à vérifier : la capacité d’un IMOCA à se redresser lorsqu’il est sur le flanc, à la verticale, autrement dit à 90°.
    A peine sorti de chantier, Maître CoQ V s’est donc retrouvé dans une posture délicate…

     

    Déroulé et objectif 

    Il faut tout d’abord se mettre dans un endroit abrité du vent et des vagues afin qu’il n’y ait aucune interférence.
    Ensuite, selon le choix des équipes, ou l’on tire sur le mât ou l’on tire sur la quille pour coucher le bateau délicatement à l’horizontal. « Nous avons couché notre Maître cOQ V en tirant le mât avec un véhicule. C’est toujours un peu stressant car il y a de nombreuses forces en jeu » témoigne Yannick Bestaven.

    Une fois le Maître CoQ à 90°, le jaugeur officiel de la classe, René Boulaire, prend un niveau à bulles, comme sur un chantier, afin de vérifier que le mât est vraiment à l’horizontal.

    Cette validation faite, on vient y fixer un peson.

    L’intérêt de cette mise en situation est de calculer la stabilité du monocoque dans cette position et sa capacité de redressement. « On calcule la force de traction du mât qui doit être supérieure au chiffre minimum donné dans la jauge. Tous nos IMOCA étant spécifiques, il faut faire ce calcul, selon une formule maîtrisée par René Boulaire afin de garantir le respect de la jauge », poursuit le skipper Maître CoQ

    Les mesures ainsi prises vont être rentrées dans un logiciel et modélisées. De ce calcul va sortir une valeur qui nous dira si nous répondons à la règle.

    « Voyant vert ou voyant rouge ! C’est le jaugeur référent qui nous le dira ! Mais, nous sommes sereins. » conclut Yannick.