|

    • fr
  • Vg2020 20201211 Bestaven Photo7877 Basse Dfinition Vi

    #VG20 – Jour 35 – A quelques milles du Cap Leeuwin…

    35 jours de course, 5 semaines sur l’eau et 10 783 milles au compteur, le duo Yannick/ Maître CoQ s’apprête à franchir le deuxième Cap du parcours dans les heures à venir : le Cap Leeuwin !

    Si l’IMOCA aux couleurs du « Volailler Inspiré » avance vite (401 milles à plus de 16 nœuds sur les dernières 24h), sa progression est quelque peu perturbée par l’instabilité de l’air.  « Le vent est instable. Il varie en direction mais aussi en force passant de 15 à 25 nœuds d’un coup ! » racontait Yannick ce matin  à son équipe.

    Le skipper Rochelais est donc en vigilance maximum, près à choquer si besoin… d’autant que la nuit dernière, il s’est fait une belle frayeur : « Je suis parti à l’abattée en plein pendant mon sommeil ! Je me suis réveillé le bateau sur l’autre amure ! Je suis vite sorti en chaussettes, pas eu le temps d’enfiler mes bottes ! Le bateau était couché sur l’eau, toutes voiles dehors : FRO, J3 et grand-voile haute !
    J’ai repris mes esprits et me suis dit « Ne fais pas n’importe quoi, genre tenter de rouler une voile ! » J’ai fait les choses dans le bon ordre : remettre mon safran en place, repris la bastaque… Le bateau ne se redressait pas…. Et d’un coup, il s’est redressé et me suis retrouvé plein vent arrière !
    Il m’a fallu ré-empanner ! Mais on s’en sort très bien ! Rien a été cassé ! Du coup, je me suis recouché en bottes et en ciré et en alerte, près à surgir. J’étais sur l’écoute de grand-voile donc j’ai pu choquer quand il le fallait. »

    A l’arrière d’une dépression qui s’est formée au Sud du cap Leeuwin, Yannick, comme Thomas Ruyant (LinkedOut) et Charlie Dalin (Apivia), subit accélérations et décélérations et adapte sa voilure en permanence : « Là je suis très toilé avec ma grand-voile, mon FRO et mon J3 à poste. Je tire un peu sur le bateau. Je vais peut-être reprendre un ris. »

    Si, ce matin, Yannick est quasi bord à bord avec Thomas, son objectif premier est de garder sa position et « de prendre le plus de milles d’avance possible sur le groupe de poursuivants et de partir avec Thomas et Charlie pour être à l’aise pour la suite ».

    Si la compétition et la stratégie occupent son esprit, Yannick profite de ce que lui offre l’Océan Indien : « Là tout de suite la mer est argentée, c’est vraiment très joli. Ce matin, j’ai assisté à une aurore magnifique : la lumière du jour est arrivée au beau milieu de gros nuages bien noirs… Whaou !!!  Les lumières étaient belles ».

    La journée du solitaire va prendre fin sous peu, puisque la nuit tombe à 13h TU : « La plus grosse difficulté du moment est de gérer le décalage avec la nuit qui tombe à 13h, le jour qui se lève à 21h, et les timings de réception des fichiers météos…. Quand à 21h, je n’ai pas encore dormi et qu’il fait grand jour, c’est plus compliqué ! »

    Petit plaisir du dimanche soir pour le skipper Maître CoQ, un peu de chaleur grâce au tuyau du moteur : « Mon petit feu de cheminée à moi ! Les hydrogénérateurs sont à poste, le moteur près à tourner… Ça va être bon ça ! » #EnjoyYaYa