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  • YANNICK BESTAVEN 2020 IMOCA MAITRE COQ

    #VG20 – Jour 52 – Haute, basse, petite, grosse, tout est question de pression !

    Quatorze concurrents en moins de 1000 milles et 420 milles entre Maître CoQ toujours leader ce soir et le 10ème Louis Burton ( Bureau Vallée 2)… Si ce type de batailles en rangs serrés est habituel en Figaro sur un parcours de trois semaines et avec des bateaux identiques, sur une circumnavigation et autant de types de bateaux que de concurrents engagés, c’est totalement singulier !

    On imagine assez la tension qu’il doit y avoir à bord de chaque IMOCA où il ne doit pas être facile de trouver le rythme et de positionner le curseur entre performance et prudence. Ne pas se faire distancer mais ne pas jouer les gros bras ! « Je vais jouer entre la prudence et le bon dosage d’attaque afin de ne pas me faire prendre par cette dépression. Elle arrive. On la surveille depuis quelques jours. Ralentir ou accélérer ? On verra. Cette course est vraiment ouverte et tous les scénarii sont possibles ! Les leaders n’ont jamais eu d’échappatoires et ça revient toujours par derrière. C’est d’ailleurs de cette manière que j’ai pu me hisser en tête, en profitant de conditions favorables alors que Charlie était bloqué par une dépression. », témoignait cet après-midi Yannick lors de sa visio hebdomadaire avec son partenaire Maître CoQ.

    Après 52 jours de course, les organismes tout comme le matériel commencent à montrer des signes de fatigue et de faiblesse. « Je sais que c’est une phase critique. Il faut que je fasse attention à moi comme au bateau. Je dois bien m’alimenter et me reposer au maximum pour conserver toute ma lucidité. Faire les choses méthodiquement, sans précipitation en ayant réfléchi avant. Sinon t’as vite fait de faire une bêtise ! »

    A la question de savoir quel sera le prochain petit plaisir qu’il s’accordera, sans hésitation, le skipper Maître CoQ a répondu : « Une douche !!! Faire peau neuve ! Dès que je me trouverai sous des latitudes plus clémentes, nul doute que ce sera la première chose que je vais m’octroyer… La dernière douche date de l’anticyclone de Sainte-Hélène et je l’avais partagée avec vous en vidéo… Ça fait peur, hein !!! » (rires)

    En attendant des mers et des Cieux plus cléments, Yannick réalise une jolie trace avec son Maître CoQ IV qu’il est venu positionner, à force de plusieurs empannages, le long de la zone d’exclusion des glaces. Une navigation sur le fil du rasoir qu’il affine au mieux pour se présenter – sous le meilleur angle et sur un long bord en bâbord – devant le Cap des tempêtes, le Cap dur, le Cap Horn.
    Estimation de passage au large du troisième Cap du parcours du Vendée Globe : dimanche 3 janvier…

    Le classement et la cartographie