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  • YANNICK BESTAVEN 2020 IMOCA MAITRE COQ

    #VG20 -Jour 65 – Coup de barre

    Bloqué par une barre anticyclonique qu’il s’est acharné à combattre avec pas moins d’une quinzaine de virements de bord en 36 heures, Yannick a vu son avance fondre et ses concurrents revenir…

    Coup de barre !

    Il reste encore plus de 4600 milles jusqu’à l’arrivée et de nombreuses transitions. La course n’est pas finie et la hargne du compétiteur est bien chevillée au corps de Yannick qui conclut sa vidéo ainsi : “C’est devant que ça se passe !”
    #Goyaya

    ……………….

    Joint à la vacation par l’organisation, Yannick s’exprimait ainsi ce matin :
    ” On est dans la molle, je commence à être un petit peu plus entraîné que les autres car ça fait deux jours que j’y suis. Il faut faire avec. C’est la dure loi que la régate. Je savais qu’il y avait cet anticyclone de Sainte-Hélène qui se coupait en deux avant de regrossir sur nous, il n’y a pas de surprise. On n’est vraiment pas verdi par les conditions météo depuis le début et ce n’est pas à cette vitesse là qu’on va battre des records. Toute la journée d’aujourd’hui va être compliquée, à l’Est comme à l’Ouest. Je pensais au début qu’en étant plus à l’Ouest je sortirais peut-être le premier, mais je ne peux pas dire, d’un fichier à l’autre ça change dans tous les sens. Je suis là où j’ai pu aller avec le vent que j’avais dans la molle. Je fais du « gagne petit » en essayant de me rapprocher de la route directe. On reprendra la course qu’and on aura des vents plus établis.

    Il y a un petit de capot, histoire de faire trembler tout le bateau et de bien réduire la vitesse une fois que t’es un petit peu lancé. Lorsqu’il est lancé à 5,7 nœuds, il s’arrête à 4,3 nœuds. Il fait très chaud, déjà 35 degrés ce matin, hier j’ai eu jusqu’à 38.

    J’ai été beaucoup aux écoutes, aux virements de bord et aux changements de voile. Et ce matin je n’y touche pas, je laisse faire le truc, ça va tout droit, je ne suis pas sûr que ça avance plus vite en étant dessus. Cette nuit il y avait des petits grains
    à 12 nœuds donc il fallait vite choquer et il n’y avait plus rien derrière. C’est des conditions instables.
    J’en ai profité pour me doucher et pour faire quelques réparations. Je fais tout pour que le temps passe vite, pour ne pas que mon cerveau s’emballe. Je trouve des occupations.

    J’ai un foil bâbord que je n’arrête pas de rentrer et sortir en fonction des risées et qui j’espère me servira dans les heures et jours à venir. Le bateau a souffert, comme tous, mais il est bien fonctionnel. ”